France vs Québec!

Ce n'est pas la première fois, mais bien la troisième. L'IRB des Français est nettement plus faible que celui des Québécois. Presque dix points (67,50 vs 77,20). Et l'échantillon ne peut être mis en cause, car ce résultat français est issu de plus de 21 000 répondants.

Tous les indicateurs vont dans le même sens. L'IRB pondéré, la performance par rapport aux 24 facteurs d'influence du bonheur, tout. Imaginez, l'IRB de la ville québécoise figurant au bas du palmarès des villes les plus heureuses demeure plus de sept points au-dessus de l'IRB français.

L'IRB moyen de la région (Nord-Pas de Calais) la plus heureuse en France atteint tout juste 69,00. D'ailleurs, je vous invite à consulter le premier palmarès français des régions les plus heureuses.

Mais pourquoi les différences entre Français et Québécois sont-elles si marquées? Le bonheur est-il si mal en point en France, et, en comparaison, si rayonnant au Québec? Possible, mais il y certes quelque chose de « culturel » qui explique aussi ces écarts.

Les Français sont certes plus sévères envers eux-mêmes alors que les Québécois sont plus conciliants. Ici, nous avons une petite tendance à cultiver le déni, à ne pas voir trop clairement ce que l'on ne veut pas voir. À éviter et glisser un peu sous le tapis nos restes de tables.

N'empêche, la société québécoise semble être un bel endroit où vivre. Les gens, assurément     s'y plaisent. Les Français le savent bien. Sans être une conclusion scientifique, je crois que les résultats de l'IRB français et québécois expliquent, du moins en partie, l'incroyable augmentation de l'immigration provenant de France dans les dernières années.

Oui, nous partageons la même langue, mais nous avons aussi et surtout une belle qualité de vie à offrir. Ce n'est pas parfait, mais comme le dit le dicton, « quand on se compare, on se console ».