Prendre ses désirs pour des réalités!

Prendre ses désirs pour des réalités!

Il n'est pas rare de constater, à travers les enquêtes réalisées, de nombreux paradoxes, les répondants prenant souvent leurs désirs pour des réalités. Il faut aussi avouer que certains répondent afin de se donner bonne conscience.

Changer la société???
En voici un beau cas. D'ailleurs, comment pourrait-il en être autrement lorsqu'on apprend que 75 % des Québécois, oui, 3 personnes sur 4, affirment être « préoccupées de changer des choses dans la société et de contribuer, peu importe leur façon, à son amélioration ».

Comment alors expliquer, dans l'article précédent, que seulement 1,4 % d'entre eux considèrent que s'impliquer socialement serait « la meilleure chose qui pourrait arriver dans leur vie »? Comment comprendre une autre donnée qui affirme que 78 % des Québécois se considère plus individualiste qu'avant? Je vous invite à lire ma position à ce sujet en consultant mon billet sur mon blogue.

Toujours les mêmes
Toujours est-il que cette volonté ou cette préoccupation s'exprime plus fortement auprès des moins de 35 ans (77 %), davantage auprès des femmes que des hommes (80 % vs 70 %) et qu'elle croît avec le niveau de scolarité des répondants.

À l'inverse, et c'est ce qui est le plus désolant, cette préoccupation de changer des choses et de contribuer à l'amélioration de la société diminue avec les revenus des répondants, ce qui démontre une fois de plus l'individualisme, l'égoïsme et « l'engourdissement » que provoque l'argent. Ce constat confirme également le grand paradoxe voulant que l'amélioration des conditions individuelles se fasse toujours au détriment des conditions collectives, comme si l'argent était allergique à l'empathie, à la sensibilité et à la solidarité.